Pôle de Socio-Economie Solidaire





   
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  06 octobre 2008
Pôle de Socio-Economie Solidaire Commerce équitable et consommation éthique

actualités
4ème Forum National du Commerce Equitable
Paris (France)
25 et 26 avril 2008

Deuxième Rencontre Latino-américaine de Commerce Equitable et Economie Solidaire
La Havane, Cuba
20-23 février 2007

Appel de communication
Le commerce équitable et le développement durable

Montréal, Québec
19-21 juin 2006

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Solidarity Economy: Building Alternatives for People and Planet
Par Julie Matthaei, Jenna Allard & Carl Davidson
avril 2008


Forum Asiatique pour une Economie Solidaire
Manille (Philippines)
17-20 octobre 2007
Juin 2004
CNUCED XI : Occasion (presque) perdue !
(original en anglais)
Arun Raste

Les représentants de la société civile étaient préoccupés par l’orientation de la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), qui vient de terminer sa onzième session à São Paulo le mois dernier. La société civile voulait que la CNUCED prennent des initiatives énergiques pour protéger les intérêts des pays en voie de développement face aux offensives de l’O.M.C. et des entreprises transnationales (TNC).

« Nous attendons du CNUCED qu’il montre plus de leadership » a déclaré Yara Pietricovsky, coordinatrice du Réseau brésilien pour l’Intégration des Peuples et l’une des organisatrices du Forum de la Société civile à la CNUCED. Néanmoins, pendant cette conférence, les résultats les plus importants sont venus des évènements parallèles mettant en jeu d’autres institutions.

Le Commerce équitable à la XI CNUCED

Le Mouvement du Commerce équitable a organisé deux évènements publics :

Symposium du Commerce équitable :
Il visait à informer et à sensibiliser au Commerce équitable et à sa contribution au développement durable. Environ 150 participants d’un grand nombre d’organisations, qu’ils soient représentants de la société civile ou délégués officiels des pays membres de la CNUCED, y ont participé. La session du matin s’est centrée sur le Commerce équitable et sa contribution au développement durable, alors que la deuxième et la troisième tables rondes, l’après-midi, étaient plus dirigés aux questions discutées lors de la XI CNUCED (espace politique national, sécurité alimentaire, attention aux petits producteurs et à la crise des produits de base).

Réunion stratégique sur le Commerce équitable :
Le but de cette réunion était d’échanger des idées et des informations et de trouver des formes de collaboration. Environ 50 représentants de différentes parties du monde ont participé aux Sessions stratégiques. Elles ont conduit à la formation de deux groupes de travail : l’un s’intéresserait au commerce équitable national et Sud-Sud et l’autre aux questions liées à la diffusion, à la promotion, et aux labels etc.

La Déclaration du Commerce équitable a été signée par environ 100 organisations.

La semaine du XI CNUCED a vu la réalisation de nombreuses rencontres liées aux négociations de l’Organisation mondiale du Commerce et à l’accord commercial en cours de conclusion entre l’Union européenne et le Mercosur (marché commun du Sud), qui intègre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay ; sans parler de celles du P 5 (5 pays permanents du Conseil de sécurité de l’O.N.U.), du G20 et des pays les moins avancés (P.M.A.).

Ce qu’il en est clairement ressorti est que les pays les plus vulnérables doivent être l’objet d’une attention spécifique dans tous les forums mondiaux parce qu’ils ne reçoivent pas l’Aide officielle au Développement (A.O.D.) que les pays riches leur ont promis et qu’ils ont des difficultés à profiter de l’expansion du commerce international. Si l’objectif de l’A.O.D. pour les 50 pays les moins avancés était d’atteindre 0.2 pour cent du Produit interne brut des pays riches, de nos jours, il n’en représente que 0.11%. On ne saurait oublier que 736 millions de personnes habitent les P.M.A. -- plus de 11 pour cent de la population du globe -- et que leur participation au commerce mondial n’est que de 0.4 pour cent.. Beaucoup d’entre eux dépendent d’un seul produit de base, comme le coton, et n’ont pas d’alternative quand les prix internationaux chutent.

Le coton fait partie des principaux produits d’exportation d’au moins 20 P.M.A., pour la plupart en Afrique. En raison des subventions que les États-Unis octroient à leurs planteurs de coton, les prix internationaux de ce produit de base se situent 25 pour cent au-dessous de ce que les experts estiment qu’ils devraient être. Au Bénin, à Burkina Faso et au Mali, environ 11 millions de personnes lui doivent leur revenu, et subissent donc les effets directs des subventions américaines au coton, qui ont été récemment condamnées par l’Organisation mondiale du Commerce après une plainte déposée par le Brésil.

Ainsi, outre un rétablissement des prix, ces pays ont besoin que la communauté internationale établisse une « 'politique cohérente pour stabiliser ces prix », a déclaré Idris Waziri, ministre du commerce du Nigeria, qui est également « victime » des subventions américaines au coton, même sil ne fait pas partie de la liste des P.M.A.. La libéralisation du commerce entre les pays en voie de développement est essentielle pour les P.M.A., parce que plus de la moitié de leurs échanges internationaux ont lieu à l’intérieur du monde en développement, contre 42 pour cent avec les pays industrialisés.

Les mécanismes pour relancer le commerce Sud-Sud en discussion à la XI CNUCED, comme le Système global de Préférences Commerciale (S.G.P.C.), un schéma exclusif pour les pays en voie de développement, sont une priorité pour ce groupe. Mais ils ont également besoin de mesures pour les aider à obtenir un accès meilleur et plus ample aux marchés du Nord industrialisé, où se concentre le gros du commerce mondial.

Bien que la déclaration de la XI CNUCED ne réponde pas de manière satisfaisante aux questions des paysans appauvris ou de régulation pour les entreprises transnationales, les O.N.G. ont bien reçu la décision de réactiver le Système global de Préférences commerciales (S.G.P.C.) qui vise plus particulièrement à relancer le commerce dans le Sud en voie de développement.

D’autres points positifs du document final et des résolutions de la XI CNUCED ont été la défense des « espaces pour les politiques nationales » des pays en voie de développement, de l’agriculture familiale et d’un traitement spécial pour le pays les moins avancés, et la décision d’organiser une commission pour étudier des mécanismes pour récupérer et stabiliser le prix des produits de base et la proposition de créer un fonds pour aider les pays qui ne comptent sur les exportations que d’un ou deux produits de base à se diversifier. Mais comme le disait le Secrétaire général sortant de la CNUCED, Rubens Ricupero « le succès de cette initiative dépend des “pays qui ont de l’argent” ».

Une forte préoccupation des O.N.G. et des mouvements sociaux participant au Forum de la Société civile, qui faisait partie la CNUCED, était la question : qui va succéder à Ricupero à la barre ? Les activistes voudraient quelqu’un qui renforce le corps des Nations unies sur les bases de sa mission originale : favoriser le développement de pays pauvres, intensifier la coopération Sud-Sud, et créer un département de recherche avec une capacité semblable à celle d’autres institutions multilatérales, comme l’O.M.C., Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Dans son discours devant l’assemblée de la société civile, le Secrétaire-Général des Nations unies, Kofi Annan, a promis de chercher un nouveau leader pour la CNUCED qui favoriserait ces aspirations, et a même demandé à ce Forum de lui suggérer des noms.

   

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